HARMONIE-FANFARE

Musique municipale officielle de la ville de Carouge.

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Archives: 100e de la MMC

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Le travail d'exhumation des archives de la Musique municipale de Carouge progresse... Nous aimerions maintenant clore le sujet des 100 premières années de la vie de notre société (décrite dans la partie société > historique) en présentant deux articles de journaux parus lors du 100e anniversaire de la société. Le premier rédigé par Jean-F. Kister est tiré du journal "Construire" du 2 septembre 1981, le second est tiré du journal "La Suisse" du 5 juin 1982. Les articles originaux sont disponibles en liens.

 


Les cent ans de la Musique Municipale

par Jean-F. Kister

 

    La Musique Municipale de Carouge a cent ans ou plus exactement elle aurait eu cent ans en 1979, d'autres disent qu'elle les aura en 1983. Tout vient du fait que l'on ne sait pas s'il faut fêter l'anniversaire de la Fanfare des pompiers en 1979 ou celui de la Musique Municipale proprement dite en 1983.

 Un costume de cavalier sarde aux couleurs de Carouge.

Un costume de cavalier sarde aux couleurs de Carouge.   

    Les deux se sont réunies en 1890 pour se séparer en 1914 avant de sceller leurs noces définitives en 1920. Pour l'instant, l'action qui sera menée sous forme d'un loto lors de la «vogue» de Carouge de 1981, correspondra comme anniversaire, sans avoir été choisie pour cela, à la grande démission collective de 1881 qui vit fondre l'effectif des mélomanes des pompiers carougeois. Une lettre d'époque en belle écriture anglaise le confirme. Il est clair que ce qui caractérise les Carougeois, c'est la recherche de l'authenticité. Il n'y a qu'une recette à cela, c'est de prendre conscience que si les compromis sont nécessaires, ils ne doivent jamais être acceptés comme définitifs.
    Il fut un temps où les musiques, en Suisse, sombraient dans la grisaille en matière d'uniformes. Vint enfin un renouveau au début des années 70. Quelle spontanéité, quelles envolées et quel panache furent dès lors l'apanage des Carougeois avec ce nouveau costume de cavalier sarde aux couleurs de la ville, vert, rouge et blanc.
    Récemment, à Cannes ou ailleurs, avec des palmiers, je ne sais plus, au passage d'un cortège, un garçon pas encore adolescent s'adresse à sa mère, trépignant d'enthousiasme: «Maman! As-tu vu la musique des pirates?» L'accent est chaud comme la température sous les tricornes qu'un «Jolly Roger» transformerait en parfaits couvre-chefs de flibustiers. «C'est pas possible, ce sont des Suisses», répond la jeune femme imperturbable après que sa fillette se soit blottie dans ses jupes. Dépité, le fiston rougit de s'être laissé involontairement abuser devant sa petite soeur.
    Il y a 65 musiciens dont deux demoiselles, l'une avec un tambour, l'autre à la clarinette. On est à mi-chemin entre la fanfare et l'harmonie. C'est un conseiller d'Etat qui tient la grosse caisse!
    Fronde de jadis et fantaisie d'aujourd'hui, cet esprit de liberté n'empêche pas, au contraire, la Musique de Carouge d'avoir une excellente école et d'être appréciée bien au delà des frontières du canton et du pays même. Le répertoire, remarquable d'éclectisme, est intégralement enlevé avec rigueur. Il y a un temps pour chaque chose. On joue de la musique militaire, certes, mais aussi du Corelli, du Haendel ou du «country western» avec le même brio. Un cycle de deux ans permet de renouveler entièrement le choix des concerts et des marches.
    C'est en 1982 qu'auront lieu les festivités les plus spectaculaires du centenaire, en partie lors de la «grande vogue», car à Carouge il y a «petite vogue» et «grande vogue» alternativement, la première sans cortège et la seconde avec. Le programme de 1982 n'a pas encore été défini complè‑tement. Ce sera probablement la «vogue du siècle», mais il y aura encore bien d'autres choses: des voyages certes, mais aussi, je l'espère, une émulation qui rappellera aux Genevois et aux Suisses que Carouge est un peu leur Midi, un havre de saine fantaisie et de vrai savoir-vivre.    •

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Les 100 ans de la fanfare


    La Musique municipale de Carouge fête cette année son siècle d'ex­istence. Ce sera d'abord dans le cadre de la grande vogue dont le thème sera « Carouge en fanfare », puis, lors d'un concert et d'une soirée cet automne. Le coup d'envoi avait été donné à fin avril lors de la répétition marchante qui avait permis de donner des aubades aux autorités communales et de remettre les récompenses aux an­ciens et aux plus fidèles aux répéti­tions et prestations. Mais auparavant les musiciens, en grande tenue du XVIIIe siècle, avaient posé pour la photo du centenaire, qui figurera sur la pochette du disque-souvenir.
    Maintenant, toute l'activité de la fanfare est axée sur la vogue des 4 et 5 septembre. M. Raymond Zanone,conseiller administratif, rédige l'his­toire de la musique, tandis que les musiciens répètent. Notamment la « Marche du léopard », composée pour ce centenaire par M. Jean-J. Duha­mel, ancien directeur de la Fanfare de Carouge et actuellement directeur de la Musique municipale de la ville de Genève. Cette marche sera l'air offi­ciel de la vogue. Qui verra la partici­pation d'une dizaine de corps de musi­que suisses et étrangers, des groupes folkloriques, des sociétés locales. Tous prendront part au cortège aux flambeaux du samedi soir et au cor­tège du dimanche après-midi.
    Ce sera la toute grande fête carou­geoise dont le coeur sera au centre communal vu l'éventrement de la place de Sardaigne pour la construc­tion du garage souterrain.    •

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